Un logement sûr pour toutes et tous : une question de dignité humaine
Avoir un toit ne signifie pas toujours disposer d’un logement sûr. Partout dans le monde, des millions de personnes vivent dans des habitations précaires, surpeuplées, dangereuses ou financièrement inaccessibles. Selon les Nations Unies, plus de 2,8 milliards de personnes sont touchées par des conditions de logement inadéquates.
Cette réalité est au cœur de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, célébrée le 17 octobre 2026.
Sous le thème triennal « Unis pour la paix et les droits de la personne » (2026-2028), cette édition met l’accent sur « Un logement sûr pour toutes et tous ». Un enjeu fondamental, puisque la stabilité résidentielle influence directement la santé, l’éducation, l’emploi, l’autonomie et la participation à la vie collective.
Trois priorités pour faire progresser le droit au logement
Dans sa note conceptuelle de 2026, l’ONU identifie trois domaines d’action prioritaires :
- Reconnaître le logement comme un droit humain. Intégrer l’accès à un logement convenable, sûr et abordable aux politiques publiques afin de favoriser des conditions de vie dignes.
- Donner une véritable place aux personnes concernées. Reconnaître l’expérience des personnes vivant dans la pauvreté et les associer à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques de logement.
- Mobiliser les ressources nécessaires. Renforcer les investissements et les moyens permettant d’élargir l’accès à des logements sûrs, accessibles et financièrement abordables.
Ces orientations rejoignent les engagements réaffirmés dans la Déclaration politique de Doha, adoptée en 2025, qui reconnaît notamment l’importance du logement, de l’eau potable et de conditions sanitaires adéquates dans la lutte contre la pauvreté.
Une préoccupation qui rejoint la mission des Filles de la Sagesse
Pour les Filles de la Sagesse, cette journée fait écho à une longue tradition de proximité avec les personnes en situation de vulnérabilité.
Leur engagement envers la justice sociale, la dignité humaine et l’entraide rappelle que la pauvreté ne se résume pas à un manque de ressources financières. Elle peut aussi limiter la liberté de choisir, de participer à la vie communautaire et de construire son avenir.
Un rendez-vous mondial né d’un mouvement citoyen
Instituée par l’ONU en 1992, cette journée trouve son origine dans le rassemblement du 17 octobre 1987, à Paris, lors de la première Journée mondiale du refus de la misère.
Depuis, elle constitue un moment de reconnaissance, de réflexion et de solidarité, en accordant une attention particulière à la parole et à l’expérience des personnes vivant dans la pauvreté.
Pour approfondir le thème 2026 : consulter la note conceptuelle disponible en français et en anglais.