Faire de la solidarité une force d’action
La Journée internationale de la charité, tenue tous les 5 septembre, nous rappelle que la solidarité peut transformer concrètement la vie des personnes en situation de pauvreté ou de vulnérabilité. Proclamée par l’Organisation des Nations Unies (ONU), elle encourage les citoyens, les organismes, les entreprises et les gouvernements à se mobiliser par le bénévolat, la philanthropie et l’entraide.
La date choisie rend hommage à mère Teresa de Calcutta, décédée le 5 septembre 1997, et lauréate du prix Nobel de la paix en 1979 pour son engagement auprès des personnes pauvres et mourantes. Le comité Nobel soulignait alors son action pour lutter contre « la pauvreté et la détresse, qui constituent également une menace pour la paix ».
La pauvreté, une réalité aux multiples visages
La pauvreté va bien au-delà du manque de revenus. Comme le rappelle l’ONU, elle se manifeste notamment par « la famine, la malnutrition, l’accès limité à l’éducation et aux services de base, la discrimination sociale et l’exclusion ».
Des centaines de millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté à travers le monde. Les enfants et les femmes sont particulièrement vulnérables, tandis que les conflits, les changements climatiques et les inégalités économiques risquent d’accentuer davantage les difficultés de nombreuses communautés.
L’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes constitue d’ailleurs le premier Objectif de développement durable (ODD) des Nations Unies. L’enjeu est collectif : il s’agit de « renforcer l’esprit de solidarité mondiale, particulièrement à destination des plus pauvres et des plus vulnérables ».
Marie-Louise Trichet : se faire proche des plus pauvres
Cette journée trouve un écho particulier chez les Filles de la Sagesse. Dès les origines de la congrégation, la bienheureuse Marie-Louise Trichet a placé le service des personnes pauvres au cœur de sa mission.

Malgré l’extrême pauvreté dans laquelle vivait elle-même la jeune communauté, elle demeurait attentive aux besoins des autres et cherchait constamment des moyens de leur venir en aide. Une phrase qui lui est attribuée résume admirablement cet élan de compassion : « Si j’étais étoffe, je me donnerais aux pauvres. »
Cet héritage continue d’interpeller : la charité ne consiste pas seulement à donner, mais aussi à se faire proche, écouter, reconnaître la dignité de l’autre et agir pour davantage de justice.
Et si chacun posait un geste?
Participer à cette journée peut commencer simplement : donner du temps à un organisme communautaire, soutenir une banque alimentaire, faire un don selon ses moyens, visiter une personne isolée, offrir une aide concrète à quelqu’un de son entourage ou encore mieux s’informer sur les réalités de la pauvreté dans sa propre communauté.
Autant de gestes qui donnent vie à une conviction profondément ancrée dans la Spiritualité Sagesse : la solidarité prend tout son sens lorsqu’elle se traduit en présence et en action.