28 avril — Jour anniversaire du décès des fondateurs des Filles de la Sagesse

Une mémoire vivante au cœur de la mission des Filles de la Sagesse

Le 28 avril est une date marquante pour les Filles de la Sagesse du Canada et toute la famille montfortaine. Elle rappelle le décès, à 43 années d’intervalle, de saint Louis-Marie Grignion de Montfort et de la bienheureuse Marie-Louise Trichet, fondateurs d’une œuvre toujours vivante aujourd’hui.

Décédé le 28 avril 1716 à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), Louis-Marie de Montfort a marqué l’histoire par son zèle missionnaire et sa profonde spiritualité chrétienne. Ordonné prêtre après ses études en théologie au séminaire de Saint-Sulpice, il a consacré sa vie à l’annonce de l’Évangile auprès des plus pauvres. Parmi ses écrits majeurs, on retrouve L’amour de la Sagesse éternelle et le célèbre Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, encore largement diffusé aujourd’hui.

Il est également à l’origine de plusieurs fondations : la Compagnie de Marie (Missionnaires montfortains), les Frères de Saint-Gabriel et, avec Marie-Louise Trichet, les Filles de la Sagesse. Née à Poitiers en 1684, cette dernière a joué un rôle déterminant dans le développement concret de la congrégation, dédiée au service des plus vulnérables : pauvres, malades, personnes marginalisées.

Marie-Louise Trichet est reconnue comme une « femme de terrain », ayant su incarner, avec douceur et persévérance, les intuitions spirituelles de Montfort dans le quotidien. Décédée elle aussi un 28 avril, en 1759, elle a été béatifiée en 1993. Fait exceptionnel, sa fête est célébrée le jour de sa naissance, le 7 mai, plutôt qu’à la date de son décès.

Aujourd’hui encore, cet héritage se poursuit à travers l’engagement fidèle des religieuses qui, même avec l’avancée en âge, continuent de vivre une spiritualité de service, attentive aux besoins du monde. Une manière concrète de faire vivre, jour après jour, la Sagesse en action.