10 et 16 octobre — Journée mondiale du sans-abrisme | Nuit des sans-abri

Itinérance : comprendre les réalités, soutenir la solidarité

Le 10 octobre, la Journée mondiale du sans-abrisme attire l’attention sur les réalités vécues par les personnes en situation d’itinérance. Créée en 2010 à l’initiative de militants de différents pays, cette journée constitue aujourd’hui une occasion de mieux comprendre l’itinérance, de combattre les préjugés et de faire connaître les initiatives de solidarité mises en œuvre dans les communautés.

Au Canada comme au Québec, l’itinérance prend des formes diverses. Elle ne se limite pas aux personnes qui vivent dans la rue : elle peut aussi toucher celles qui fréquentent temporairement des refuges, vivent dans des logements précaires ou sont hébergées chez des proches faute d’autres possibilités.

Le logement, au cœur de la dignité et du bien-être

Les causes de l’itinérance sont multiples et souvent imbriquées : pauvreté, manque de logements abordables, problèmes de santé, violence, discrimination, rupture familiale ou perte d’emploi peuvent fragiliser les parcours.

L’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) rappelle notamment l’importance d’un logement stable dans le rétablissement des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale. Au-delà d’un toit, disposer d’un chez-soi sécuritaire contribue à retrouver stabilité, autonomie et liens avec la communauté.

Cet enjeu touche particulièrement les Filles de la Sagesse, dont plusieurs ont, au fil des années, participé à des actions auprès de personnes en situation de précarité ou d’itinérance. Une proximité qui rejoint des valeurs profondément ancrées dans leur mission : dignité, compassion, entraide et attention aux personnes vulnérables.

Au Québec, une mobilisation qui se poursuit

Source : Nuit des sans-abri — 2026

Quelques jours après cette journée mondiale, la Nuit des sans-abri apportera une résonance toute québécoise à cet enjeu. Organisée le troisième vendredi d’octobre, elle se tiendra cette année le 16 octobre 2026 dans de nombreuses villes.

Marches, veillées, témoignages, rencontres et activités de sensibilisation permettent notamment de donner la parole aux personnes ayant vécu l’itinérance et de rapprocher citoyens et organismes communautaires. Il est possible de repérer les activités organisées dans différentes régions du Québec.

D’autres formes de solidarité existent au quotidien : mieux s’informer, soutenir un organisme communautaire, offrir des produits essentiels, faire du bénévolat ou participer à des initiatives comme l’Opération boîte à chaussures, destinée notamment aux femmes en situation d’itinérance.

Un engagement qui a aussi porté la question à l’ONU

Pendant plusieurs années, UNANIMA International, qui réunissait des congrégations religieuses féminines, a contribué à faire reconnaître l’itinérance comme un enjeu international. Ses démarches ont notamment participé à sa mise à l’ordre du jour de la Commission du développement social des Nations Unies en 2020.

Même si l’organisation a depuis cessé ses activités, ses recherches consacrées notamment aux femmes, aux enfants et aux familles demeurent accessibles dans ses publications archivées (en anglais).

La Journée mondiale nous rappelle ainsi que derrière le mot itinérance se trouvent d’abord des personnes, des parcours et des aspirations — une réalité humaine qui mérite écoute, respect et solidarité.

Source : Unanima International