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Un héritage FDLS célèbre ses 70 ans

Quelque 75 personnes ont participé à la cérémonie soulignant les 70 ans de la fondation de l’hôpital Montfort à Ottawa le 11 octobre dernier au monument de la Francophonie. Une délégation d’une douzaine de Filles de la Sagesse (FDLS) du Canada accompagnait les membres du conseil d’administration, du personnel, des bénévoles et des ami.e.s pour ce moment historique.

Les principaux intervenants ont profité de l’occasion pour faire le point sur ce fleuron de la francophonie en Ontario. Sr Jocelyne Fallu, Responsable provinciale des Filles de la Sagesse du Canada a mis en évidence la détermination, le courage et les valeurs des artisans de la création de cet hôpital franco-ontarien appelé à desservir toute la population d’Ottawa et de l’Est ontarien.

Sous le thème « reconnaître le passé », Sr Jocelyne a ainsi souligné la vision d’un groupe d’hommes d’affaires d’Eastview, qui, avec le père Edmond Ducharme, SMM, ont élaboré le projet en sollicitant l’aide des Filles de la Sagesse. Ces dernières ont répondu avec enthousiasme à la demande en recrutant des religieuses FDLS de tout le pays. Infirmières, techniciennes, cuisinières, buandières, etc., sont venues des hôpitaux de Sainte-Justine, de Val-d’Or, de Mont-Joli, de Sturgeon Falls, de Castor (Alberta) et des autres institutions de la congrégation au Canada. On a compté jusqu’à 65 FDLS résidant au 6e étage de l’hôpital!

Au début, les liquidités financières étaient rares. À l’époque, toutes les maisons des Filles de la Sagesse étaient dans le rouge. Le personnel laïc était peu nombreux. La présence des religieuses 24 heures sur 24 permettait de répondre aux besoins en tout temps. Toutes s’entraidaient d’un département à l’autre lorsque sa tâche était terminée. On ne comptait pas ses heures.

Sr Jocelyne Fallu lors de son allocution.

Cet « esprit d’entraide, de simplicité et de sérénité s’est vécu avec toutes les personnes engagées » dans ce projet titanesque compte tenu des moyens financiers limités et des besoins importants, a mentionné Sr Jocelyne qui a fait part d’une anecdote pour appuyer ses dires. Au cours de ces années-là, on comptabilisait le temps et on versait les salaires lorsqu’on avait l’argent dans les coffres. Un jour, le Dr Tessier, radiologiste, s’est présenté au bureau de l’administratrice, Sr Gracia Leduc pour lui demander si elle avait un peu d’argent à lui verser pour qu’il puisse faire son épicerie!

Autres temps, autres mœurs, pourrions-nous dire, mais comme l’a si bien fait remarquer Sr Jocelyne, cela démontre jusqu’à quel point le personnel faisait partie d’une grande famille avec « le sentiment de faire la différence dans leur milieu. »

Source : Sr C. Bussière

Depuis, « l’ADN de l’hôpital : des soins, du soutien, de l’entraide et du respect, » ne s’est pas démenti au fil de ces 70 ans. La présence du logo CARITAS gravé dans le sol à la première entrée de l’hôpital est un rappel à cet esprit de famille et à la mission de l’hôpital universitaire francophone qui s’est bâti une solide réputation. Depuis quelques années, l’hôpital figure parmi les meilleurs hôpitaux au monde dans le palmarès établi par la prestigieuse revue américaine Newsweek. Elle se classe au 49e rang sur les 100 meilleurs hôpitaux au pays.

Sr Jocelyne Fallu a conclu son intervention souhaitant « longue vie à cette institution qui fait la fierté de notre communauté et de toute la communauté franco-ontarienne. Monfort fermé… jamais. »

Le président du conseil d’administration, Carl Nappert, a enchainé lors de son allocution en voulant « honorer le présent » alors que le président-directeur général de l’hôpital, Dominic Giroux, a mis l’accent sur les efforts actuels pour « bâtir l’avenir ».

La levée solennelle du drapeau de la francophonie a suivi la fin des discours devant une foule silencieuse en guise d’hommage. Puis des applaudissements nourris sont venus clore ce moment historique dans la joie.

Quelques-unes des personnes présentes lors de l’événement.

Source photo : Hôpital Montfort