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9 août — Journée internationale des peuples autochtones

Sous le thème « Les jeunes autochtones, agents du changement pour l’autodétermination », cette journée a le mérite de reconnaître les énergies déployées par ceux-ci notamment en matière de justice pour leur peuple, d’action climatique et dans le développement de liens intergénérationnels afin de conserver leur culture et leurs traditions vivantes.

Un événement virtuel avec interprétation en anglais et en espagnol est planifié afin de favoriser le partage de connaissances et d’expériences sur le rôle des jeunes au sein de leurs communautés autochtones.

Nouveau contrat social

Cette journée est aussi l’occasion de rappeler certains faits : 47 % des populations autochtones actives n’ont pas fait d’études contrairement à 17 % des populations non autochtones. La situation est encore plus grave pour les femmes. On constate également que plus de 86 % des populations autochtones travaillent dans l’économie informelle alors que cette proportion est de 66 % pour celles non autochtones.

Dans le but d’établir des conditions favorables à plus de justice, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a lancé, en 2022, un appel à tous les gouvernements pour établir un nouveau contrat social intégrant les peuples autochtones. « Nous devons exiger l’inclusion, la participation et l’approbation des peuples autochtones dans la constitution d’un système présentant des avantages sociaux et économiques pour tous. »

Des expériences positives

Encore aujourd’hui, plusieurs peuples autochtones sont sous l’autorité des gouvernements centraux qui exercent un contrôle sur leurs terres, leurs territoires et leurs ressources. D’autres peuples autochtones sont toutefois devenus autonomes. Ils démontrent avec brio leur bonne gouvernance, « allant des Haudenosaunee aux parlements samis existants en Finlande, en Suède et en Norvège. »

Soulignons tout de même les initiatives ces dernières années de plusieurs pays qui ont entrepris des démarches pour remédier à la marginalisation des peuples autochtones. Cela s’est exprimé de plusieurs façons, notamment par la présentation d’excuses, par des actions axées sur la vérité et la réconciliation et par la mise en place de réformes législatives, dont l’adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le Canada a procédé à cette adoption en 2021.

Rappelons en terminant que la décennie des langues autochtones 2022-2032 suit son cours. L’UNESCO offre plusieurs informations et documentations pertinentes sur ce sujet.