Vérité et réconciliation : se souvenir, écouter et poursuivre le chemin
Le 30 septembre, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation nous invite à rendre hommage aux enfants qui ne sont jamais revenus des pensionnats autochtones, aux survivantes et survivants, ainsi qu’à leurs familles et à leurs communautés. Créée en 2021 comme jour férié fédéral, elle en est à sa 6e édition en 2026.
Cette journée coïncide avec la Journée du chandail orange, issue d’une initiative autochtone. Le chandail orange rappelle l’expérience de Phyllis Webstad, à qui l’on a retiré le vêtement orange neuf qu’elle portait à son arrivée au pensionnat. Son histoire est devenue un puissant symbole des atteintes à l’identité, à la culture et à la dignité subies par les enfants autochtones.
Se souvenir pour mieux comprendre
Pendant plus d’un siècle, au moins 150 000 enfants des Premières Nations, Inuit et Métis ont fréquenté les pensionnats au Canada. Le dernier pensionnat administré par le gouvernement fédéral a fermé ses portes en 1996. Les répercussions de ce système continuent de se faire sentir au sein des familles et des communautés.
La réconciliation exige donc davantage qu’un regard sur le passé. Elle demande d’écouter les personnes autochtones, de mieux connaître leur histoire et leurs réalités actuelles et de reconnaître la richesse de leurs cultures, de leurs langues et de leurs savoirs.
Cette démarche rejoint la sensibilité des Filles de la Sagesse, dont plusieurs ont vécu et œuvré au fil des années auprès de communautés autochtones. Aujourd’hui, cet héritage invite à poursuivre un chemin fait d’écoute, de respect, de dialogue et de relations plus justes.
Faire du 30 septembre un temps d’écoute
Partout au pays, des activités permettent de vivre cette journée dans un esprit de recueillement et d’apprentissage. Le Centre national pour la vérité et la réconciliation, CBC/Radio-Canada et des partenaires autochtones proposent notamment le rassemblement commémoratif Se souvenir des enfants : Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.
Chacun peut également poser un geste à sa mesure :
- porter un chandail orange
- écouter la programmation d’APTN
- lire une œuvre d’un auteur ou d’une autrice autochtone
- découvrir la sélection de films de l’ONF consacrée au chandail orange ou
- consulter les ressources du Centre national pour la vérité et la réconciliation.
Plus qu’une journée de commémoration, le 30 septembre nous rappelle que la réconciliation est un chemin qui se construit dans la durée. S’informer, écouter et laisser une véritable place aux voix autochtones constituent déjà des façons concrètes d’avancer ensemble.