17 octobre — Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

Écouter, comprendre, agir

En ce 17 octobre, la Journée mondiale pour l’élimination de la pauvreté nous invite à tendre l’oreille aux réalités vécues par des millions de personnes à travers le monde. Plus qu’une simple journée de sensibilisation, c’est un appel à dialoguer, comprendre et bâtir des sociétés plus justes.

Des préjugés encore bien présents

La pauvreté ne se limite pas à un manque d’argent : elle s’accompagne souvent de stigmatisation, d’exclusion et d’incompréhension.

« En Belgique, les personnes en situation de pauvreté sont beaucoup victimes de préjugés : on les traite de “fainéants”, on pense qu’elles choisissent de vivre des allocations sans rien faire. »
– Nicolas, Belgique

Ce témoignage, recueilli par le Forum du refus de la misère, fait écho à une réalité partagée par bien d’autres. En 2025, l’ONU a retenu le thème :

« Mettre fin à la maltraitance sociale et institutionnelle », soulignant que les personnes pauvres subissent souvent des attitudes méprisantes ou discriminatoires, dans la rue comme dans les institutions.

« L’expérience quotidienne de l’injustice entrave leur estime de soi, détruit leur capacité d’agir, les prive de dignité et de perspectives. » — ONU

Des chiffres qui parlent

Selon la Banque mondiale, plus de 700 millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté à l’échelle mondiale. Cela signifie vivre avec moins de 2,15 $ par jour, en parité de pouvoir d’achat.

Les conséquences sont nombreuses :

  • logements insalubres
  • alimentation insuffisante
  • conditions de travail précaires
  • accès limité à la justice et à la santé
  • participation politique quasi inexistante

« Dans les quartiers défavorisés, beaucoup ne dépendent pas d’employeurs, mais de la débrouille : on récupère, on répare, on revend… Ces gestes permettent de faire vivre une famille avec ce que d’autres rejettent. »
– Thérèse, Liban

Un engagement mondial qui vient de loin

Instituée par les Nations Unies en 1992, cette journée s’inscrit dans la continuité du 17 octobre 1987, date de la première Journée mondiale du refus de la misère. Depuis, elle est devenue un rendez-vous mondial de reconnaissance et de solidarité.

Cette journée nous rappelle que les personnes vivant la pauvreté ne sont pas passives : elles sont actrices de changement. Il est essentiel de leur donner la parole, d’écouter leurs propositions et de reconnaître leur rôle dans la lutte contre l’exclusion.

👉 Pour aller plus loin : consultez la note conceptuelle du Forum du refus de la misère.