16 mai — Repère historique : la béatification de Marie-Louise de Jésus (Trichet)

Le 16 mai 1993, un moment marquant de l’histoire des Filles de la Sagesse était reconnu officiellement par l’Église : la béatification de Marie-Louise Trichet par le pape Jean-Paul II. Cofondatrice de la congrégation avec saint Louis-Marie Grignion de Montfort, la bienheureuse Marie-Louise de Jésus retrouve progressivement toute la place qui lui revient comme figure inspirante de la spiritualité chrétienne et du service des plus vulnérables.
Verrière chapelle Saint-Laurent, France
Longtemps demeurée dans l’ombre de son directeur spirituel et cofondateur, Marie-Louise Trichet est aujourd’hui reconnue pour son immense contribution à l’œuvre montfortaine. Son parcours témoigne d’une foi profondément enracinée dans l’action, la compassion et la persévérance.À seulement 19 ans, elle s’engage auprès des malades de l’hôpital général de Poitiers, où elle consacre dix années de sa vie au service des personnes pauvres et souffrantes. Cette expérience déterminante l’amène à poursuivre, avec le père de Montfort, la fondation des Filles de la Sagesse en 1703, à Poitiers, en France. La congrégation est alors dédiée aux soins des malades et à l’instruction des enfants du peuple.

« Bonne Mère Jésus »

Une œuvre en broderie représente la bienheureuse Marie-Louise. Pièce créée par Gisèle Branchaud.
Marie-Louise encourageait souvent les jeunes religieuses par ces paroles simples et profondes : « Faites toutes vos actions avec amour et par amour. »Après la mort de Louis-Marie de Montfort en 1716, elle doit poursuivre seule l’œuvre naissante. Malgré les difficultés et les nombreux obstacles, elle assure le développement de la congrégation avec courage et fidélité. Son engagement auprès des plus pauvres lui vaut d’être surnommée affectueusement « la Bonne Mère Jésus ».Par sa manière d’être et d’agir, Marie-Louise devient une véritable héritière de la spiritualité montfortaine. Elle contribue au rayonnement de la famille montfortaine composée des Filles de la Sagesse, des Missionnaires montfortains et des Frères de Saint-Gabriel.Au moment de son décès, survenu le 28 avril 1759, la congrégation compte déjà 122 religieuses et 35 maisons principalement établies dans l’ouest de la France.

« Un esprit d’humilité…, de charité… »

Aujourd’hui encore, les Filles de la Sagesse poursuivent leur mission auprès des populations appauvries sur plusieurs continents.Dans son testament spirituel, Marie-Louise Trichet rappelle l’essentiel de l’esprit qui doit animer les Filles de la Sagesse : «Au nom de notre Seigneur Jésus Christ, étant sur le point de rendre compte à mon Créateur de la manière dont je me suis conduite à l’égard des Filles de la Sagesse dont j’ai eu le bonheur de porter la première l’habit… je me crois obligée de leur recommander à toutes présentes et à venir de ne s’écarter jamais de l’esprit primitif de notre saint fondateur qui est un esprit d’humilité, de pauvreté, de détachement, de charité, d’union les unes avec les autres. »Pour approfondir le parcours de la bienheureuse Marie-Louise de Jésus (Trichet), il est possible de consulter :