Dans la section :SERVICE INTERNATIONAL

Wisdom’s Kundu

Un «kundu» est un tambour que les ancêtres papous employaient pour transmettre leurs messages à partir du point le plus élevé du village.  Voilà pourquoi nos consœurs de Papua New Guinea  ont choisi le titre de «Wisdom’s Kundu» pour leur bulletin de nouvelles.

Voici quelques échos du dernier «Wisdom’s Kundu»

La Sagesse appelle crie aux carrefours

Des photos d’Haïti ces jours derniers,  nous révèlent la tragédie vécue par les personnes de ce pays …
L’épidémie de choléra qui sévit présentement à Daru atteint moins de personnes qu’en Haïti mais la population n’en est pas moins terrifiée.  Cependant nous nous réjouissons de l’aide médicale rapide envoyée par l’Australie, la générosité des infirmières du nord de la province qui sont venues porter secours, de l’équipe pastorale de Daru qui est constamment à l’hôpital et dans les hameaux pour réconforter, aider, consoler, organiser avec et pour les gens.
Il est certainement de mise de contempler la Sagesse qui crie aux Carrefours en ce moment-ci.  La Sagesse qui parle, qui nous appelle, qui crie…  Quel nouveau message d’espérance pouvons-nous nous apporter les unes aux autres et aux personnes que nous servons?

Sr Marie Turner DW Régionale

Mon expérience à Port Moresby
S. Angeline Onde, FdlS

Je suis engagée depuis quelques mois auprès des enfants de la rue dans la capitale nationale.  Cette expérience a élargi ma compréhension d’un tel ministère. Cette prise de conscience a influencé mon approche auprès de ces enfants vulnérables  parce que je découvre de jour en jour les besoins auxquels notre organisme doit répondre.   Les changements sociaux dans notre population rendent ce service public de plus en plus complexe et de plus en plus nécessaire.  Les enfants de la rue, comme groupe social, sont présents dans Port Moresby seulement depuis quelques années.

Comme nous avons tous notre manière personnelle de débuter une activité, j’étais remplie d’incertitude lorsque j’ai commencé à enseigner la catéchèse.   Tout de même, cette première expérience fut positive et m’a remplie de joie et de confiance en moi-même.  Je sens que Dieu vit les défis avec moi et ce sentiment m’apaise même si parfois, il m’est plus difficile de voir Dieu cheminer avec moi.

Les étudiantes et les enfants de la rue sont attentifs au message que je leur présente.  Quel encouragement pour un professeur!  En constatant le progrès réalisé jusqu’à  maintenant, je me sens très encouragée et pleine d’espoir pour l’avenir.
Je conclus avec cette prière de Joyce Rupp:
«Dieu mystérieux, de tout mon cœur je me tourne vers toi. Je me présente devant toi pour solliciter la paix, reconnaissante pour le mystère de la vie et de plus en plus consciente de ton accompagnement et de ta protection. Mon cœur parfois devient anxieux et craintif mais je veux te faire confiance. J’oublie si facilement que tu seras avec moi dans tout ce que je vis. Enseigne-moi la patience dans le processus de transformation où je suis engagée … Amen.»

S. Angeline Onde, FdlS,  fille de Bernard Onde et de Stella Peter de Matkomnai

Au Coeur de la Mission

Depuis que je suis arrivée à Matkomnai le 4 août 2010, je vis des expériences très enrichissantes.  Chaque mercredi je voyage seule en autobus ou en camion à Ningerum avec S. Cecilia Gabriel et notre curé, le Père Yohanes, CM (Lazariste indonésien) pour la catéchèse scolaire.  J’enseigne aux élèves de 4e année et de 9e année.  Dernièrement j’ai parlé de l’Eucharistie aux étudiants de 3e a 7e années regroupés parce qu’il manquait une enseignante de catéchèse.  C’était tout un défi pour moi d’obtenir le silence durant toute la leçon!

Pour nous ouvrir à l’orientation du diocèse, tous les professeurs de catéchèse ont participé à la session concernant les communautés de base que le diocèse veut mettre sur pied dans chacune de ses paroisses. Cette session a eu lieu à Matkomnaï.

S. Paula Namalok de Tabubil, fille de Michael Namalok de Bolivip et de Mary Yolanda Matheus de Boset

Pierrette Gagnon : Fille de la Sagesse depuis 50 années

Dès mon enfance et pendant mes 12 ans de scolarité avec les Filles de la Sagesse, en entendant les histoires racontées par les missionnaires en congé, le désir grandit en moi d’être missionnaire dans un pays lointain. En 1959,  les missionnaires montfortains partirent pour la Papouasie Nouvelle Guinée. De plus, j’appris à ce moment-là que les Filles de la Sagesse les rejoindraient bientôt. Il n’en fallait pas plus pour que j’entre dans cette Congrégation.  Mon rêve allait enfin se réaliser.

Quand j’eus terminé ma formation comme professeur, puis quelques années d’enseignement et un temps de formation pour la mission,
j’ai quitté pour la Papouasie Nouvelle Guinée. C’était en 1966.

Élevée  en plein Montréal et  transplantée dans la forêt vierge de Boset, quel défi à vivre!
Tout était étrange, difficile, inconnu, même épeurant : les hommes se promenaient avec leurs longs et gros couteaux et fusils pour la chasse, les femmes portaient de pesants fardeaux sur leurs têtes avec beaucoup d’enfants tout autour d’elles. Pas d’électricité, l’eau de pluie pendant la saison des pluies, autrement, de l’eau sale, puisée dans un trou, qu’il fallait bouillir avant de boire, les moustiques par milliers sans parler des mouches, araignées, grenouilles, serpents partout.  Et la chaleur!  Nous vivions dans une maison faite de tôles d’aluminium sans autre recouvrement.
Nous étions coupés de tout contact avec le monde extérieur sauf lorsque l’avion nous apportait courrier, nourriture et autre matériel, à toutes les 2 ou3 semaines.  Quelle joie  d’aller visiter nos consœurs missionnaires dans les autres postes, une fois par année!
Les communications avec les gens posaient problème parce que seulement 2 ou 3 hommes dans le village parlaient un peu d’anglais et agissaient comme traducteurs.  Les enfants libres comme des papillons à longueur de journée, cherchant des fruits sauvages et de petits animaux et insectes à manger, ont dû , du jour au lendemain, s’asseoir tranquilles dans une classe et se plier à un horaire.  Tout un défi pour eux et pour leur professeur! Pendant huit ans, j’ai vécu dans ce village, accomplissant toutes sortes de petits travaux.

Ces 8 premières années orientèrent le reste de ma vie missionnaire.  A Boset, j’ai appris comment «survivre» en Papouasie Nouvelle Guinée. J’ai acquis plus de patience et d’endurance, j’ai dû changer quelques-unes de mes façons de penser. J’ai appris que  les relations interpersonnelles sont plus importantes que la rapidité et l’efficacité, que les choses matérielles ne sont pas nécessairement utiles pour être heureuse et avoir une vie bien remplie.
J’ai aussi appris à me laisser enseigner par des personnes simples et j’ai dû souvent changer complètement ma manière d’agir.

Entre 1974 et 1999, sauf les 6 ans passés au Conseil Général, j’ai travaillé dans différents villages, entre la mer et  l’intérieur des terres, et dans divers domaines : pastorale, travail social, éducation, promotion de la femme … La plupart du temps dans des conditions difficiles, vivant sur des bateaux et dans de petits villages boueux.  Je n’ai jamais regretté ces années en PNG.  J’appartiens à ce pays, c’est là que j’y trouve mon bonheur, la vie en plénitude et le sentiment de faire une différence là où je suis.

Depuis 10 ans, je travaille avec des enfants atteints de handicaps. Je vis la réalisation d’un rêve entrevu depuis longtemps. Je peux affirmer que ces dix dernières années sont les meilleures de ma vie. Je reçois beaucoup de ces enfants ;  ils m’aident à donner ce qu’il y a de meilleur en moi.  Avec eux,  à travers leur simplicité, leur jovialité, leur confiance, leur amour inconditionnel, leur émerveillement, leur affection et leur souffrance silencieuse, je comprends ce que c’est que de redevenir comme un enfant.  Avoir une personne avec un handicap comme ami-e est le cadeau le plus précieux que quelqu’une puisse s’offrir.  Cette personne sera une amie pour la vie, elle va vous aider à explorer le côté tendre et doux de votre personnalité et à devenir une personne compatissante.
Ayant célébré mon Jubilé d’Or comme Fille de la Sagesse, je remercie le Seigneur pour ma vie parmi vous, une vie heureuse et bonne.  Les joies ont surpassé les peines et les difficultés.  Je remercie le Seigneur pour ses nombreuses bénédictions et je prie afin que d’autres jeunes personnes manifestent le désir de partager cette vie que j’ai vécue comme religieuse et missionnaire.  Merci, chères consœurs, pour tout ce que vous avez investi pour célébrer avec moi. Merci pour la messe d’action de grâce, le repas et la soirée sociale, pour les mots de reconnaissance et les nombreux cadeaux.  Je vais savourer cette belle journée dans mon cœur pendant longtemps. 
Continuez à louer le Seigneur avec moi pour son amour infini.

Avec reconnaissance, Pierrette Gagnon , fdls

Patrouille à Mohomnai, village appartenant à la paroisse St Jean de Matkomnai

Le 8 novembre 2010, à 7:30h, l’équipe de pastorale partit en patrouille pour Mohomnai, village situé dans un terrain montagneux -- donc assez difficile d’accès.
  Le camion nous a laissés à Sisimakam et de là commença notre escalade de montagne en montagne pour une durée de 7 heures.
J’avais hâte de faire cette dernière patrouille avant de terminer ma mission comme agente de pastorale et de vivre la réalité des gens de Mohomnai.  La vie quotidienne dans ce village est un grand défi dû à l’étendu géographique du milieu mais il semble que les gens se plaisent là où Dieu les a placés. Nous y sommes arrivés à 4hpm.
Tout en marchant, j’ai réfléchi à la dernière étape de mon expérience de formation et sur la nature qui m’environnait. Une lumière est montée en moi concernant le voeu de pauvreté.  En tant que Mélanésienne vivant à Mohomnai pour quelques jours et réalisant la souffrance de mon peuple qui bénéficie en ces lieux de peu de services de base, je devrais être reconnaissante à Dieu de me permettre de vivre ma vie comme religieuse.  Parfois nous prenons la vie comme un dû et nous n’utilisons pas toujours les privilèges qui sont les nôtres, à bon escient.  

En réfléchissant je sentis que nous devons bien utiliser ce que nous possédons en vue du bien commun de tous.
  En approfondissant la réflexion, je réalise que nos ancêtres n’avaient jamais été en contact avec la technologie moderne et me voici, ici , assise devant un ordinateur pendant plusieurs heures et employant un cellulaire comme s’ils étaient des jouets pour moi.  Cette méditation m’a fait réfléchir sur le sens de ma vie comme religieuse destinée à la communauté et donc appelée à utiliser les objets pour le bien commun de tous. 
                                      
 Sr. Cecilia, Gabriel, fdls

Trouver sa joie dans les petites choses
       
Au début de l’année le Conseil Régional m’a demandé de venir travailler au dispensaire de Matkomnai.  Au début j’étais un peu gênée et hésitante parce que je n’avais aucune expérience dans le domaine médical.  Au fil des jours et des mois, je suis devenue beaucoup plus intéressée au travail qui m’était confié.  La bonté et la simplicité des infirmières m’ont donné courage et confiance pour travailler avec elles.  Quelquefois en retournant à la maison, je pensais à ma journée et me disais que je n’avais accompli que très peu.  Cependant en pensant à mon ministère, j’ai réalisé que ce n’était pas le nombre d’actions que j’avais faites qui  importait mais comment je les avais faites.  Comme Saint Augustin disait : «Je t’ai aimé tard, ô Jésus» … Ainsi ce ne fut qu’en novembre, que j’ai commencé à apprécier mon petit travail !
Je suis très reconnaissante envers toutes les infirmières qui m’ont aidé d’une façon ou d’une autre, spécialement S. Philomène (Fdls congolaise), Paula et Félicitas.  Je crois que lorsqu’on aide quelqu’un, cette aide n’est pas perdue, elle nous revient d’une autre manière
           
 Sr. Maria Yur, fdls

Je suis heureuse ici aux Philippines parce que je peux me concentrer sur mes études qui dureront deux ans. Entre deux, je vais aider en donnant des sessions quand je suis libre. Mes études : une Maîtrise ès Arts en théologie  avec une spécialisation  pour la Vie consacrée. Je crois que cela va me donner les connaissances nécessaires en vue de ma mission. C’est à «l’Institut de la vie consacrée en Asie»,  où Sr Nancy a étudié, que je dois suivre ces cours.

Sr. Immaculate Makina, fdls

Autreas articles: SERVICE INTERNATIONAL
LOURDES 2016
PHILIPPINES - Ateliers artistiques
UN ÉCHO DE LA DÉLÉGATION DES PHILIPPINES
ELARGIS L’ESPACE DE TA TENTE
Philippines: Bénédiction du «Centre La Sagesse»
Le Royaume du Sourire !
Au royaume du sourire : l'Indonésie
l'Indonésie, le Royaume du Sourire !
Bonnes Nouvelles de la Papouasie !
Wisdom’s Kundu
Navigateurs: Internet Explorer version 10 et +, Firefox et Chrome | Copyright: Filles de la Sagesse Canada 2005-2014
| BRÊVES ET ACTUALITÉS || A VOUS LA PAROLE || BABILLARD || MANIFESTE |
| LEADERSHIP PROVINCIAL || VIE CONSACRÉE || ANIMATION VOCATIONNELLE || NOS FONDATEURS || UN PEU D HISTOIRE |
| PRIER LA SAGESSE || TEXTES DE SAGESSE || FORMATION PERMANENTE || LA SAGESSE APPELLE |
| JPIC || SERVICE INTERNATIONAL || UNANIMA |
| DIAPORAMAS || BIBLIOGRAPHIE || LIENS |